Les chiffres à retenir
- Plus de 100 millions de courses en 2024 (+16%).
- Chiffre d'affaires sectoriel : > 2 Md€ (+60% depuis 2019).
- 110 000 chauffeurs (dont ~71 300 actifs plateforme).
- Concentration géographique : 69 à 80% en Île-de-France.
- Taux de réussite examen VTC : 51% (vs 75% pour les taxis).
- Structure : 85-92% en micro-entreprise, 76% multi-plateformes.
Ce que ces chiffres disent du marché
La croissance reste forte mais concentrée. L'Île-de-France absorbe l'essentiel de la demande, ce qui crée saturation, temps d'attente longs et pression sur les tarifs. Le modèle micro-entreprise domine, ce qui simplifie l'entrée mais fragilise la protection sociale.
Opportunités pour 2026
- Régions sous-servies : des villes moyennes restent peu couvertes, laissant de la marge pour des niches (transports scolaires, entreprises, tourisme).
- Premium et électrique : segment haut de gamme et véhicules zéro émission sont favorisés par les ZFE et par la clientèle business.
- Multi-plateformes raisonné : capter la demande diffuse en horaires creux tout en limitant les temps morts.
Risques à anticiper
- Saturation : +111% de temps d'attente en 4 ans, signe d'une offre surabondante dans certaines zones.
- Régulation renforcée : AFD, traçabilité, ZFE et possible présomption de salariat en 2026.
- Robotaxis : impact potentiel sur les courses courtes urbaines dès 2026.
À retenir
Un marché qui croît mais se tend : la rentabilité passera par la spécialisation (premium, électrique, régional) et une gestion fine des coûts.