Paupières lourdes, bâillements répétés ou difficulté à rester concentré : ces signes doivent conduire à s’arrêter dès que possible dans un endroit sûr. La fatigue et la somnolence concernent aussi les chauffeurs professionnels, notamment lorsque les journées sont longues ou les horaires irréguliers.
Fatigue et somnolence : quelle différence ?
La fatigue peut se manifester par une baisse de l’attention et une difficulté à rester performant. La somnolence correspond à une tendance à s’endormir. Les deux peuvent se cumuler et altérer la conduite. Ne comptez pas sur votre seule volonté pour rester vigilant.
Le comité des experts du Conseil national de la sécurité routière souligne le rôle du manque de sommeil et des horaires irréguliers. Certains problèmes de santé ou traitements peuvent aussi contribuer à la somnolence.
Quels signes doivent alerter ?
Des bâillements répétés, des yeux qui piquent, des paupières lourdes, une attention qui décroche ou des difficultés à maintenir sa trajectoire sont des signaux à prendre au sérieux. Ne cherchez pas à terminer coûte que coûte une course ou une série de courses lorsque vous sentez que vous risquez de vous endormir.
Que faire lorsque la somnolence apparaît ?
- Arrêtez-vous dès que possible dans un endroit sûr et autorisé.
- Prenez une vraie pause. Une courte sieste peut aider ; ne reprenez la route que lorsque vous êtes suffisamment reposé.
- Si la somnolence persiste, ne poursuivez pas la conduite : organisez une solution adaptée pour vous et vos passagers.
- Si ces épisodes se répètent, parlez-en à un professionnel de santé, notamment si vous prenez un traitement susceptible de diminuer la vigilance.
Ouvrir la fenêtre ou augmenter le volume sonore ne remplace pas le repos. Le comité d’experts recommande aussi de s’arrêter dès l’apparition de somnolence et d’éviter la privation de sommeil avant le départ.
Préparer sa journée de chauffeur
Dormez suffisamment avant de conduire, prévoyez des pauses et gardez une marge dans votre planning. Pour les trajets longs, les experts recommandent une pause au moins toutes les deux heures ; si les premiers signes arrivent plus tôt, arrêtez-vous sans attendre cette échéance.
Exemple : après une nuit courte, un chauffeur enchaîne des prises en charge et remarque que son attention décroche. Il cherche un lieu sûr pour s’arrêter et se reposer avant de décider s’il est en état de reprendre, plutôt que d’accepter immédiatement la course suivante.
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Sources : Conseil national de la sécurité routière, Somnolence et risque accidentel, 2016. Consultés le 5 novembre 2026.